P A L A Z Z I D I L ’ A M E R I C A N I
LE PALAZZU GIORGI
Figarella
20200 Santa Maria di Lota
P A L A Z Z I D I L ’ A M E R I C A N I
Figarella
20200 Santa Maria di Lota
Après avoir « réussi » aux Amériques, de nombreux Corses choisissent de retourner sur leur île. Fruit de leurs aventures, ils souhaitent utiliser leur fortune pour se bâtir une maison neuve. Ceux vivant encore à l’étranger font appel à un parent ou un proche afin de procéder au recrutement de l’architecte et des maçons ainsi qu’au suivi du chantier. Les élégants palazzi qui ont été construits suivent généralement les modèles de l’architecture néoclassique toscane. Ils puisent leurs racines dans les traités d’architecture du XVIème siècle.
À l’extrême fin du XIXème et au début du XXème siècle, l’influence de la culture, de l’architecture et de l’art académique français se fait ressentir sur les palazzi. Le décor des façades devient plus chargé et, dans une recherche d’effet pittoresque, le plan s’affranchit parfois de la symétrie.
Le palazzu de Jean-André et Joseph-Marie Giorgi en est un bon exemple.
Extrait du livre :
Palazzi di l’Americani
Les Palais des Corses Américains
Cullettivita territuriale di Corsica
MUSEU DI A CORSICA
JEAN-CHARLES-COLONNA
Éditions ALBIANA
Mon arrière-arrière – grand-père François Antoine GIORGI (1808 – 1878) a épousé Rose Marie Caraffa de San Martino et a eu 5 enfants. Grand propriétaire terrien, maire de la commune durant 23 ans, frère de Jean Vincent, Prélat du Pape Léon 13, c’était un notable ayant des moyens à cette époque.
La maison a donc été construite en 1889, par les deux frères Jean André et Joseph Marie GIORGI (mon arrière-grand-père). En forme de « U », chacun des frères en a une aile en plus de la moitié de la façade, ce qui en fait une propriété en forme de « L » pour chacun.
Dans notre garage (côté Giorgi) est construit un pressoir à vin, caractéristique, où les grappes de raisin étaient foulées au pied ; le jus était recueilli dans la fosse située à l’avant puis mis en tonneau dans la cave aux jambons jouxtant le garage.
Côté Luisi, c’est un pressoir à huile qui a été construit ; les olives étaient versées dans la cuve en pierre et broyées avec une pierre verticale entrainée par un âne (une installation mécanique le remplace actuellement). Les olives broyées étaient ensuite empilées dans une presse dans des bannettes en forme de béret pour en extraire l’huile.